À Saint-Denis-d’Anjou, les halles ont abrité le commerce du vin, du chanvre et des toiles de lin, avant de servir aussi de prison. Édifiées en 1509, elles sont protégées au titre des monuments historiques depuis 1984. Leur charpente spectaculaire raconte, elle aussi, une histoire bien vivante.
Les halles de Saint-Denis-d’Anjou, carrefour du vin et du chanvre
Au début du XVIe siècle, ces halles couvertes accueillaient le marché et ses échanges. Le vin produit dans la région y côtoyait les toiles de lin et de chanvre, récolté localement : des marchandises qui reliaient le bourg à une économie bien plus vaste.
Saint-Denis-d’Anjou était alors un point de rencontre commercial. Le vin dionysien n’était pas un simple produit de passage : il faisait partie des ressources et de l’identité du territoire. Ici, le marché avait des odeurs, des textures, du mouvement.
Une charpente remarquable et une ancienne prison sous le même toit
La grande charpente en châtaignier repose sur 24 piliers de chêne. L’ensemble impressionne par sa force sans chercher l’effet : du bois, de l’espace et une architecture pensée pour durer.
Les halles abritent également une ancienne prison, détail qui donne au lieu un autre relief. Marché et enfermement se côtoient dans le même édifice, comme deux faces très différentes de la vie du bourg. Cette ancienne cellule est elle aussi signalée parmi les éléments à découvrir.
Des halles restaurées, toujours liées à la vie du village
Restauré en 2016, l’édifice reste un repère du cœur historique de Saint-Denis-d’Anjou, en Mayenne. Sa conservation permet de lire concrètement les usages d’autrefois : vendre, se retrouver, mais aussi enfermer.
Le lieu est présenté comme accessible à la visite. En levant les yeux vers les poutres, on comprend vite pourquoi ces halles comptent parmi les patrimoines marquants du Maine et de l’Anjou : leur histoire ne tient pas dans une seule fonction, mais dans toutes celles qu’elles ont traversées.
Le bois porte encore la mémoire du marché, tandis que l’ancienne prison rappelle la vie quotidienne du bourg. C’est ce mélange, plus que la seule beauté de la charpente, qui rend la visite singulière.
Source: www.ouest-france.fr
