Mon plat grec réconfortant préféré : un agneau qui mijote doucement…
Le giouvetsi d’agneau réunit une épaule fondante, une sauce à la tomate et au vin rouge, et de petites pâtes qui en absorbent chaque parfum. La cannelle et le paprika lui donnent une chaleur discrète, sans masquer le goût de la viande. Pour cinq à six personnes, ce plat grec mijote tranquillement au four et arrive à table généreux, presque confit.
Les ingrédients du giouvetsi d’agneau
Prévoyez 1,2 à 1,5 kg d’épaule d’agneau avec os, 30 ml d’huile d’olive, un oignon rouge, trois gousses d’ail et 30 g de concentré de tomates. Il faut aussi 500 ml de passata, 200 ml de vin rouge, une cuillère à café de paprika, un bâton de cannelle, deux feuilles de laurier et 1,3 litre de bouillon chaud.
Ajoutez 500 g d’orzo, aussi appelé risoni ou langues d’oiseau, puis du sel, du poivre et du parmesan râpé ou du kefalotyri pour servir. L’épaule avec os apporte du moelleux et du goût au jus, deux qualités précieuses après une longue cuisson.
La cuisson lente qui rend l’agneau fondant
Chauffez le four à 160 °C en chaleur tournante ou à 180 °C en mode traditionnel. Salez et poivrez l’agneau, puis faites-le dorer dans l’huile d’olive, environ dix minutes en le retournant sur toutes ses faces. Cette étape construit une sauce plus profonde, alors prenez le temps d’obtenir une belle coloration.
Réservez la viande et faites revenir l’oignon dans la même cocotte. Incorporez l’ail et le concentré de tomates, puis ajoutez la passata, le vin rouge, le paprika, la cannelle, le laurier et 400 ml de bouillon.
Remettez l’agneau dans la cocotte, couvrez hermétiquement et enfournez pour 2 h 30. La viande doit devenir très tendre, au point de se détacher facilement. Effilochez-la ou coupez-la en gros morceaux, puis ajoutez l’orzo et le reste du bouillon.
Un orzo crémeux, jamais sec
Remettez le plat au four, cette fois sans couvercle, pour environ 30 minutes. L’orzo absorbe rapidement le liquide : surveillez sa texture et versez un peu d’eau chaude ou de bouillon si la sauce disparaît avant qu’il soit tendre.
Le résultat doit rester souple et généreusement nappé, pas compact. Laissez reposer quelques minutes avant de servir, le temps que les pâtes finissent de boire le jus parfumé.
Servir l’agneau grec avec un accord juste
Posez la cocotte au centre de la table et ajoutez du parmesan ou du kefalotyri râpé. Une salade de concombre, de tomates et d’oignon rouge apporte une fraîcheur bienvenue face à la richesse de la viande.
Pour le vin, choisissez un rouge grec comme un Agiorgitiko, servi légèrement frais, ou un rouge souple aux tanins modérés. La tomate et la cannelle appellent du fruit et des épices, pas un vin trop boisé qui alourdirait l’ensemble. Les restes se gardent jusqu’à deux jours au réfrigérateur et se réchauffent doucement avec un trait de bouillon.
Source: trucmania.ouest-france.fr
Julie Glawie est une œnologue basée à Toulouse avec un principe simple : « Un bon vin, c’est comme une personne franche : pas besoin d’en faire trop pour être remarquable. » Formée à la dégustation de haut niveau, Julie décortique chaque vin avec justesse, naturel et précision, sans jamais tomber dans le jargon. Elle adore dénicher des vins vivants et sincères et vous partage des conseils simples, vrais et percutants pour réussir vos accords mets-vins.

Commentaires
Laisser un commentaire