Suisse : Baisse continue de la consommation de vin annoncée pour 2025
La Suisse voit sa consommation de vin reculer doucement mais sûrement. En 2025, les chiffres confirment une baisse observée depuis quelques années. Pourtant, les vins suisses tirent leur épingle du jeu dans ce contexte européen morose.
Baisse générale de la consommation de vin en Suisse en 2025
Avec 211,2 millions de litres bus sur l’année, la consommation globale de vin en Suisse accuse un recul de 3,3 % par rapport à 2024. Ce n’est pas une chute brutale, mais une tendance inquiétante pour les acteurs du secteur. Le virage semble inéluctable, malgré la qualité reconnue des crus helvétiques.
Les vins rouges et rosés, premières victimes de ce repli
Il est frappant de constater que les vins rouges et rosés subissent les plus fortes baisses. On les consomme mois fréquemment, avec une tendance qui laisse perplexe. En revanche, les vins blancs affichent un léger regain d’intérêt, avec une progression discrète mais notable de 0,5 %.
Les vins suisses, un rayon de soleil dans un ciel nuageux
Paradoxalement, alors que le volume global recule, la consommation des vins suisses prend une bouffée d’oxygène. En hausse de 2,3 %, ils captent une part de marché croissante, gage de la fidélité des amateurs locaux aux crus de leur terroir. Ce phénomène contraste avec la diminution des vins importés, qui baissent de 6,4 %.
Pourquoi les vins suisses tirent leur épingle du jeu
Peut-être que cette fidélité tient à un ancrage fort dans le terroir et la qualité. La Suisse, avec ses cépages originaux et ses méthodes respectueuses, séduit une clientèle qui cherche du vivant, du vrai. Il s’agit d’une résistance tranquille face à la montée d’une demande qui évolue vers plus de sobriété et d’exigence.
Des réponses structurelles : arracher pour mieux équilibrer
Face à cette crise de la demande, les autorités suisses prennent le taureau par les cornes. Le canton de Genève prévoit d’arracher jusqu’à 11 % des vignes d’ici 2027. Cette mesure radicale vise à réguler une production trop abondante pour un marché qui se contracte peu à peu.
Un tournant nécessaire pour la viticulture locale
Il ne s’agit pas juste de réduire la quantité, mais de protéger la qualité. Cette démarche offre une chance de recentrer la production vers des crus plus justes, plus en phase avec les attentes actuelles des consommateurs. Rien ne sert de courir si le vin ne reste pas vivant et bien fait.
Source: www.ledauphine.com
Julie Glawie est une œnologue basée à Toulouse avec un principe simple : « Un bon vin, c’est comme une personne franche : pas besoin d’en faire trop pour être remarquable. » Formée à la dégustation de haut niveau, Julie décortique chaque vin avec justesse, naturel et précision, sans jamais tomber dans le jargon. Elle adore dénicher des vins vivants et sincères et vous partage des conseils simples, vrais et percutants pour réussir vos accords mets-vins.

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