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Wine Paris : un salon en plein essor, porteur d’espoirs pour les commandes à venir

Par Julie Glawi , le 12 février 2026 à 21:55 - 4 minutes de lecture
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Le salon Wine Paris 2026 bat des records d’affluence et d’exposants. Il redonne du souffle à une filière viticole marquée par de nombreuses incertitudes. À la porte de Versailles, chacun espère que cette montée en puissance se traduira vite en commandes concrètes.

Wine Paris s’impose comme un rendez-vous incontournable du vin en 2026

Avec 6 500 exposants venus de 60 pays, cette édition est la plus massive jamais organisée dans le monde du vin et des spiritueux. Ce n’est pas juste une question de taille, c’est un signal fort donné à tous les acteurs. La qualité des visiteurs a également surpris les vignerons.

Des acheteurs venus avec des intentions d’achat précises, loin des simples curieux, renforcent l’ambiance d’un événement qui ne se contente plus d’être un lieu d’échange mais un véritable moteur commercial. La rencontre entre vignerons et acheteurs devient plus ciblée, plus fructueuse.

Une dynamique retrouvée malgré le contexte géopolitique et climatique tendu

Le président Emmanuel Macron a ouvert le salon en soulignant la nécessité d’un consensus et d’une défense ferme des intérêts stratégiques du vin français. Cette prise de position est un bol d’air pour une filière confrontée à des vents soufflant souvent en tempête.

Les signaux sont encourageants, notamment avec le retour en force des acheteurs américains, longtemps absents à cause d’incertitudes. Côté politique, la stabilité actuelle permet de financer des mesures clés comme l’arrachage massif des vignobles ou encore des prêts pour restructurer les domaines les plus fragiles. L’espoir n’est jamais loin quand un salon de cette ampleur confirme cette sérénité retrouvée.

Signs of commercial recovery visible but orders remain awaited

Des vignerons comme Constance Fages-Parent, en bio à Pommard, évoquent un enthousiasme palpable dans les allées. Certes, les discussions ont été nombreuses et passionnées, mais le nerf de la guerre reste les commandes fermes à venir. La tension est là, dans ce moment suspendu entre espoir et réalité économique.

Les professionnels savent qu’un salon ne fait pas tout : “Ce n’est pas une hirondelle qui fait le printemps”, rappelle Jean-Marie Fabre, président des Vignerons Indépendants, soulignant qu’il faut maintenant transformer cet engouement en actes concrets. Il insiste sur la nécessité d’ouvrir de nouveaux marchés, notamment en Asie et en Afrique, au-delà des accords déjà signés avec le Mercosur et l’Inde.

Un salon repensé pour mieux accompagner les mutations de la filière

Cette édition marque aussi la montée en puissance des vins et spiritueux sans alcool, regroupés sous le pavillon Be No. Des propositions inédites séduisent un public curieux, avide de nouveautés et de tendances en évolution. Mathilde Bouchalin de Chavin remarque que ces alternatives “ont le vent en poupe”, bousculant la traditionnelle offre viticole.

De son côté, Jean-Martin Dutour, l’un des fondateurs du salon, rappelle que la réussite passe aussi par un bon équilibre entre nombre d’exposants et visiteurs. Wine Paris tente de structurer cet événement en trois pôles pour rendre le cheminement dans le salon plus fluide et adapté aux attentes des professionnels.

Un défi d’équilibre entre coûts et bénéfices pour les domaines

Si le salon attire plus de visiteurs, son coût reste une préoccupation majeure. Des domaines comme Vadé en Saumur réfléchissent à leur présence dans plusieurs salons. L’investissement financier et humain est conséquent. Il faut que cette dépense possède un retour mesurable, notamment via de nouvelles ventes ou une meilleure visibilité.

Les petites structures comme les indépendants espèrent tirer leur épingle du jeu dans cette course à la reconquête. Pour l’heure, le salon agit comme un vrai stimulant collectif, poussant à renouer avec le terrain et le concret. Il ne s’agit plus seulement de parler terroir mais de vendre du vin, simplement.

Source: www.vitisphere.com

Julie Glawie est une œnologue basée à Toulouse avec un principe simple : « Un bon vin, c’est comme une personne franche : pas besoin d’en faire trop pour être remarquable. » Formée à la dégustation de haut niveau, Julie décortique chaque vin avec justesse, naturel et précision, sans jamais tomber dans le jargon. Elle adore dénicher des vins vivants et sincères et vous partage des conseils simples, vrais et percutants pour réussir vos accords mets-vins.

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