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Sommeliers, grands vignerons, œnologues : les passionnés du vin dévoilent au Figaro leurs plus belles histoires

Par Julie Glawi , le 7 avril 2026 à 06:00 - 4 minutes de lecture
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Les passionnés du vin ont cette capacité rare à faire voyager sans bouger. Sommeliers, grands vignerons, œnologues dévoilent leurs plus beaux souvenirs de dégustation. Ces moments capturent l’essence du vin, entre terroir, histoire et émotion.

Secrets de sommeliers : ces vins qui racontent une histoire

Le sommelier Gaëtan Lacoste partage son attachement profond à la Manzanilla de Sanlucar. Ce vin blanc oxydatif, rare au monde, incarne l’âme maritime de l’Andalousie. La cuvée Grès 2021 du Domaine Arretxea figure parmi ses incontournables, un retour aux racines qui apaise et réconforte.

Pour Thierry Bénitah, le Riesling Clos Sainte-Hune 1990 de Pierre Trimbach a révélé toute sa complexité lors d’un dîner au mythique El Bulli. Ce vin, avec son caractère pétrolé, rappelle l’intensité des whiskies tourbés d’Islay. Une perfection rare, qui ne s’oublie pas.

Moments suspendus chez les vignerons historiques

Marcel Guigal évoque une expérience inoubliable en 2003, dégustant cent millésimes de la Romanée-Conti. Le millésime 1945 lui a particulièrement offert une leçon d’élégance et de patience. Ces vins magnifiques sont des témoins vivants d’une histoire séculaire.

Gérard Bertrand se souvient d’un 1942, millésime rare, signé Romanée-Conti. Ce vin silencieux portait une force subtile et une matière d’une finesse extrême. Boire ce cru, c’est toucher du doigt la mémoire profonde du terroir bourguignon.

Œnologues et passionnés : l’art du temps figé dans la bouteille

Véronique Drouhin retient la rareté du riesling Scharzhofberger Trockenbeerenauslese 1975 lors d’un mariage entourée d’amis du monde du vin. Cette cuvée, produite en quelques dizaines d’exemplaires, offre une persistance et une complexité hors normes. Un vin d’une magie discrète mais indélébile.

Stéphane Derenoncourt partage la découverte d’un Château Figeac 1971, qui a éveillé sa passion pour le métier. Ce vin floral embaumant la rose lui révèle tout le potentiel d’une longue maturation. Un vrai souvenir fondateur, qui témoigne de ce que le vin peut transmettre.

Benoist Simmat, basé à Bordeaux, raconte comment un sauternes 1990 de Château Roumieu-Lacoste l’a fait basculer dans une vie de journaliste du vin. Ce vin aux arômes de cire d’abeille et d’abricot confit a marqué son premier pas dans le monde passionnant des grands liquoreux.

Dirigeants et grandes maisons : émotions autour des vins anciens

Anne Le Naour se souvient d’un Noël enchanteur autour d’un Château Latour 1982. Ce grand cru associe générosité et précision, illuminant la soirée d’une aura mystérieuse. Ce vin est plus qu’un goût : il ouvre une manière d’habiter le temps, un vrai passage.

Alexandre Ma, critique installé à Shanghaï, loue la vitalité étonnante d’un Château d’Yquem 1924. Ce sauternes centenaire, aux notes de caramel et de thé pu erh, déjoue le temps et exerce une énergie presque surnaturelle. Une leçon d’élégance et de longévité pour tout amateur.

Passionnés du vin : histoires de rencontres et de terroir

Sonia Perrin, présidente de Château Lagrézette, s’émerveille devant Homo Felix 2012, un Malbec argentin élevé à 1250 mètres. Ce vin raconte une terre rude et intense, portée par des femmes et des hommes amoureux de leur métier. Une robe terracotta, des tanins soyeux, un vrai caractère.

Michel Reybier revient sur sa découverte de Pingus 1999 en Ribera del Duero. Cette première rencontre avec un vin de garage a bluffé tous les participants : intensité saisissante, complexité, audace. Une histoire d’amitié et de respect mutuel entre vignerons passionnés.

Une passion qui traverse les générations

Jean-Charles Cazes, directeur des vignobles JMC, partage un rituel familial autour du Clos Sainte-Hune 2001. Ce vin de Noël accompagne des moments intimes et devient un hommage vivant à Pierre Trimbach, disparu récemment. Une communion entre mémoire, transmission et plaisir simple du vin.

Bernard Magrez, amateur infatigable, se remémore la dégustation d’un Douro blanc, vecteur d’histoires et de rencontres humaines. Derrière chaque bouteille, il y a une quête de qualité mais aussi d’aura personnelle, celle de l’homme qui produit ce nectar.

Source: avis-vin.lefigaro.fr

Julie Glawie est une œnologue basée à Toulouse avec un principe simple : « Un bon vin, c’est comme une personne franche : pas besoin d’en faire trop pour être remarquable. » Formée à la dégustation de haut niveau, Julie décortique chaque vin avec justesse, naturel et précision, sans jamais tomber dans le jargon. Elle adore dénicher des vins vivants et sincères et vous partage des conseils simples, vrais et percutants pour réussir vos accords mets-vins.

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