Vin rouge ou blanc : le Dr Gérald Kierzek rappelle que la couleur ne change rien au risque associé
Le vin rouge a beau contenir des polyphénols, il ne devient pas pour autant un bouclier contre le cancer. Le Dr Gérald Kierzek rappelle que rouge ou blanc, le vin expose à l’alcool, et que sa couleur ne fait pas disparaître le risque associé. Le repère le plus utile reste donc la quantité consommée, pas la robe dans le verre.
Vin rouge ou blanc : les polyphénols ne neutralisent pas l’alcool
Le raisin rouge contient des polyphénols, des composés souvent associés à des effets antioxydants. Leur présence est réelle, mais elle ne permet pas de présenter le vin rouge comme une boisson protectrice contre le cancer.
Le point décisif reste l’éthanol, présent dans les deux couleurs. L’Organisation mondiale de la santé associe la consommation d’alcool à plusieurs cancers, notamment ceux de la bouche, de la gorge, de l’œsophage, du foie, du sein et du côlon-rectum.
Autrement dit, les composés du raisin ne rendent pas l’alcool inoffensif. Choisir un rouge pour compenser ses effets n’est pas un conseil de prévention.
Le risque lié au vin dépend davantage de la quantité que de sa couleur
Comparer un rouge à un blanc peut détourner l’attention de questions plus concrètes : combien de verres, à quelle fréquence, et dans quel contexte ? Deux habitudes de consommation différentes ne présentent pas la même exposition à l’alcool.
Les données disponibles ne justifient pas de recommander le rouge plutôt que le blanc pour prévenir le cancer. Les études d’observation peuvent relever des associations, mais elles ne transforment pas une couleur de vin en prescription santé.
Le Dr Kierzek invite ainsi à ne pas chercher un vin supposé plus sûr. Réduire la quantité totale d’alcool est un levier plus pertinent que changer de couleur.
Un verre de vin ne signifie pas qu’un cancer va survenir
Un verre ne provoque pas automatiquement un cancer chez une personne donnée. Le risque dépend de plusieurs facteurs, dont la quantité consommée, la fréquence, l’âge, les antécédents et le mode de vie.
Mais, à l’échelle de la prévention, une exposition plus importante à l’alcool augmente le risque associé à plusieurs cancers. Prévoir des jours sans alcool ou boire moins souvent peut aider à réduire cette exposition, sans culpabiliser chaque occasion.
Rouge ou blanc, le vin reste une boisson alcoolisée. Les polyphénols ne forment pas de bouclier : c’est la place de l’alcool dans les habitudes qui mérite l’attention.
Source: www.doctissimo.fr
Julie Glawie est une œnologue basée à Toulouse avec un principe simple : « Un bon vin, c’est comme une personne franche : pas besoin d’en faire trop pour être remarquable. » Formée à la dégustation de haut niveau, Julie décortique chaque vin avec justesse, naturel et précision, sans jamais tomber dans le jargon. Elle adore dénicher des vins vivants et sincères et vous partage des conseils simples, vrais et percutants pour réussir vos accords mets-vins.

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