Vin : les capsules de surbouchage ne sont plus obligatoires, la Marianne peut désormais disparaître des bouteilles
La capsule de surbouchage n’est plus une obligation pour vendre une bouteille de vin en France. La Marianne, longtemps associée à la Capsule représentative de droits (CRD), peut désormais être marquée directement sur le bouchon. Une évolution discrète, mais qui change le geste du vigneron et l’allure de la bouteille.
Capsule de surbouchage et Marianne : ce qui change sur les bouteilles de vin
Depuis 2019, l’apposition de la CRD est facultative sur les bouteilles de vin et les contenants de trois litres au plus. La capsule traditionnelle reste donc un choix, et non une obligation.
Amorim France propose une autre voie : un marquage fiscal de la Marianne directement sur le bouchon en liège. La solution, mise au point avec 2Pack et validée par la Direction générale des douanes et droits indirects, concerne les vins tranquilles comme les effervescents.
Un bouchon fiscalisé, sans capsule métallique ni plastique
Le nouveau marquage est noir et ne reprend pas les anciens codes couleur associés aux catégories de vin. Réalisé sur un site agréé par les douanes, il atteste que les droits d’accise ont été acquittés et que la bouteille peut circuler légalement.
Pour le producteur, retirer la coiffe signifie une matière à acheter et à stocker en moins. Cela évite aussi le passage dans un tunnel de chauffe et simplifie la ligne d’embouteillage, un gain particulièrement intéressant pour les grandes séries.
Pourquoi la Marianne quitte la capsule de surbouchage
Le liège est issu de l’écorce du chêne-liège, récoltée sans abattre l’arbre. Naturel, renouvelable et biodégradable, il répond à l’intérêt croissant des producteurs pour des emballages plus sobres, même si l’impact environnemental dépend aussi de l’ensemble de la bouteille et de son transport.
La capsule reste familière et rassurante pour une partie des consommateurs. Mais une bouteille sans coiffe n’a rien d’inhabituel : le bouchon et son marquage rendent l’information visible au moment de l’ouverture, sans ajouter d’habillage.
Une alternative qui gagne les vins tranquilles
Selon Amorim France, la demande a d’abord concerné les effervescents, avant de s’étendre aux vins tranquilles. L’entreprise indique disposer d’une capacité de production de 25 millions de bouchons par an, signe que cette option vise aussi les domaines et les caves aux volumes importants.
La Marianne ne disparaît donc pas forcément des bouteilles : elle change de place. Pour le vin, c’est une petite révolution d’habillage, avec un résultat très concret à l’ouverture, un bouchon de liège sans capsule à retirer.
Source: avis-vin.lefigaro.fr
Julie Glawie est une œnologue basée à Toulouse avec un principe simple : « Un bon vin, c’est comme une personne franche : pas besoin d’en faire trop pour être remarquable. » Formée à la dégustation de haut niveau, Julie décortique chaque vin avec justesse, naturel et précision, sans jamais tomber dans le jargon. Elle adore dénicher des vins vivants et sincères et vous partage des conseils simples, vrais et percutants pour réussir vos accords mets-vins.

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