Un verre de La Vieille Ferme avec des tenders : à Londres, KFC a tenté un accord qui bouscule les habitudes. Fin août, la chaîne et la famille Perrin ont ouvert le bar éphémère Coq au Vin pendant quatre jours. L’opération a fait salle comble, mais ce vin français a rejoint une carte très particulière, pas celle des restaurants KFC au quotidien.
KFC et La Vieille Ferme : un bar à vin éphémère à Londres
Installé à Shoreditch, le bar Coq au Vin proposait les plats de KFC avec des cuvées de La Vieille Ferme. Plusieurs milliers de visiteurs sont venus découvrir ces accords au Kachette Annex, dans l’est de Londres.
Les associations jouaient le décalage : poulet popcorn et rosé pétillant, ailes de poulet et vin rouge, tenders avec un rosé ou un blanc. Les billets, vendus 15 livres pour une expérience d’une heure trente, sont partis en moins d’une semaine. Voilà une idée simple : le vin n’a pas besoin d’une nappe blanche pour trouver sa place à table.
La Vieille Ferme appartient à la famille Perrin, qui a lancé la marque en 1970. KFC, fondé en 1939, compte environ 34 000 restaurants dans le monde : le contraste entre les deux maisons a donné à l’événement une visibilité rare.
Pourquoi le « Chicken Wine » séduit les amateurs britanniques
Au Royaume-Uni, La Vieille Ferme est particulièrement populaire. Son surnom, « Chicken Wine », fait référence aux poules dessinées sur l’étiquette, mais aussi à la difficulté de prononcer son nom français. Les réseaux sociaux ont transformé ce clin d’œil en véritable repère pour les jeunes consommateurs.
Marc Perrin, directeur général, défend une approche moins intimidante du vin. Selon lui, les jeunes cherchent une histoire et des valeurs, tout en choisissant librement leurs bouteilles, loin des codes transmis par les critiques ou la presse spécialisée. Ce partenariat offre donc à la marque une vitrine inhabituelle, sans prétendre que le vin sera servi dans les restaurants KFC de façon permanente.
Reste la question du goût. Le blanc et le rosé peuvent apporter fraîcheur et vivacité face au croustillant, tandis qu’un rouge accompagne plus volontiers les ailes épicées. Une démonstration joyeuse, et surtout accessible : les accords classiques ne sont pas les seuls à mériter un essai.
Source: avis-vin.lefigaro.fr
